Le bypass gastrique

Bypass gastrique

 

Il s’agit d’une intervention décrite la première fois en 1966 et réalisée en routine depuis 30 ans.

Son principe est de diminuer le calibre de l’estomac en le séparant en 2 à sa partie supérieure, puis d’y suturer l’intestin grèle pour créer ainsi une dérivation des aliments afin que ceux-ci ne passent plus par l’estomac. Le but est de rajouter à la restriction du petit estomac une malabsoption. Cela induit ainsi un ralentissement du bol alimentaire. Les aliments doivent être bien mâchés et pris doucement en petites quantités.

La perte de poids à 12 mois est de 70% de l’excès de poids chez 80% des patients opérés. De nombreuses d’études réalisées avec plus de 20 ans de suivi font de cette opération, l'intervention de référence en chirurgie de l’obésité, la mieux connue, la plus ancienne, la plus confortable pour le patient.

L’intervention est réalisée au bloc opératoire sous anesthésie générale par coelioscopie (4 incisions : 2 de 1 cm, 2 de 5 mm). Des fils résorbables intradermiques sont utilisés pour la peau (pas de fils ou agrafes à enlever).

Elle dure 60 minutes environ.

Les patients remontent dans leur chambre après un séjour de 2 à 3 heures en salle de réveil.

L’hospitalisation dure 1 à 2 jours au cours desquelles un entretien diététique (programme personnalisé de réalimentation). La réalimentation est progressive.

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Les suites opératoires sont généralement simples.

Les patients sortent avec des antalgiques simples, anticoagulants, vitamines, antiacides, fluidifiants biliaires, supplémentation protéinée et des soins de paroi à réaliser.

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L’arrêt de travail prescrit est de 21 jours.

Les patients sont revus par l’équipe diététique à J15 et J30, par le chirurgien à J45, puis tous les 4 mois la première année, 2 fois la 2ème année puis tous les ans. Des prises de sang de contrôle seront prescrites.

En quoi consiste le Bypass gastrique (court-circuit) ?

Le Centre de l'obésité de Provence - Aix (Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône) vous explique en quoi consiste le Bypass gastrique.

Le by-pass (dérivation ou court-circuit en anglais) gastro-jéjunal permet de créer chirurgicalement un estomac très petit qui se déverse directement dans une anse de l’intestin grêle, appelée jéjunum. Cela permet, à la fois, de diminuer la quantité d’aliments ingérés et de réduire leur assimilation par l’organisme. C’est une modification anatomique définitive.

Pratiquée depuis 30 ans, cette intervention est la plus connue des opérations destinées à faire perdre du poids. Son efficacité à court et à long terme est aujourd’hui prouvée. Elle n’est mise en échec que dans un cas sur 5, (perte de poids insuffisante ou reprise de poids).

Pourquoi faire l'intervention ?

Vous souffrez d’un surpoids important. Un traitement chirurgical de l'obésité peut vous être utile si votre indice de masse corporelle (IMC) est ≥ 40 (ou ≥ 35 si l’excès de poids est associé à un diabète, une hypertension artérielle ou une arthrose de hanche ou de genou, maladies qui s’amélioreront avec l’amaigrissement).

Un IMC trop élevé réduit de quelques années de vie l’espérance de vie et altère la qualité de vie.

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Déroulement de l'intervention du Bypass gastrique

Le Centre de l'obésité de Provence - Aix (Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône) vous explique le déroulement de l'hospitalisation pour l'intervention du Bypass gastrique.

Vous arrivez dans l’établissement hospitalier le jour de l’intervention qui durera entre 45 minutes et 1h30, selon votre poids ou l’existence d’opérations précédentes sur l’abdomen. L’anesthésie dure au total une heure supplémentaire pour permettre l’installation et la désinstallation sur la table d’opération.

L’intervention est réalisée au bloc opératoire sous anesthésie générale par coelioscopie (4 incisions : 2 de 1 cm, 2 de 5 mm). Des fils résorbables intradermiques sont utilisés pour la peau (pas de fils ou agrafes à enlever).

Pour la sécurité de l’opération, un bilan préopératoire très complet est réalisé comme le recommande la Haute Autorité de Santé. La réalisation de ce bilan vous laisse le temps pour la réflexion. Cela vous permet de vous renseigner sur les différents types d’interventions possibles. Lors de la seconde consultation n’hésitez pas à reposer des questions à votre chirurgien.

Il n’y a jamais d’urgence à réaliser un by-pass gastro-jéjunal.

Cette intervention nécessite une demande d’entente préalable auprès de la sécurité sociale qui sera rédigée par votre chirurgien. Vous devez ensuite l’adresser en recommandé à votre caisse, qui a 15 jours pour répondre et éventuellement vous convoquer. Passé ce délai, l’absence de réponse signifie que vous avez obtenu un accord.

Après l'intervention de Bypass gastrique

Le Centre de l'obésité de Provence - Aix (Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône)vous explique en quoi consiste le suivi après une intervention de bypass gastrique.

La période qui suit l’opération nécessite une surveillance attentive car la grande majorité des complications survient pendant les premiers jours après l’opération. Vous pourrez reprendre progressivement votre alimentation.

Il est essentiel de bien suivre les conseils alimentaires donnés par le chirurgien, les diététiciennes et les infirmières. Classiquement, la reprise des aliments commence par des repas semi-liquides puis solides. Il faut manger calmement, lentement, ne pas boire pendant les repas et bien mâcher lors de la reprise des aliments solides. Un programme ou des conseils d’alimentation vous seront remis. Un accompagnement psychologique est également souvent utile.

Vous devez vous engager à revoir votre chirurgien et votre nutritionniste pour un suivi à long terme. La perte de poids importante des 3 premiers mois entraîne une fatigue importante car elle concerne aussi les muscles.

La pratique d’une activité physique est donc impérative et doit être débutée le plus tôt possible après l’intervention (environ un mois après). C’est elle qui permet de reconstituer le muscle, ce qui réduira votre fatigue.

Ces nouvelles règles de vie limiteront également le risque de reprise de poids. Après un by-pass gastrique, on estime qu’au cours des 2ème et 3ème années, la reprise de poids peut atteindre 10% du poids perdu durant la première année. La perte de poids atteint en moyenne, au bout de 10 ans, 60 à 65% de l’excès de poids initial.

Après votre retour au domicile la survenue de certains signes doit vous conduire à contacter votre chirurgien sans attendre : essoufflement, douleurs abdominales aigues ou intenses, fièvre, saignements par l’anus ou vomissements répétés, douleurs des épaules en particulier à gauche, car ces symptômes peuvent traduire la survenue d'une complication.

Comme après toute chirurgie de l'obésité, la grossesse est déconseillée pendant la première année post-opératoire. Une contraception efficace est donc recommandée.

Complications après un bypass gastrique

Le Centre de l'obésité de Provence - Aix (Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône) vous explique les complications possibles après un bypass gastrique.

Comme dans toute intervention chirurgicale, il existe des risques lors de la réalisation d’un by-pass gastrique.

Avant 60-65 ans, le risque opératoire est inférieur à celui qu’on prend à ne rien faire. La grande obésité abîme progressivement votre cœur, vos poumons, vos articulations, et certains de vos organes.

Le by-pass gastrique peut entraîner des effets secondaires (phénomènes gênants mais non dangereux) :

  • Le dumping syndrome : c’est une sorte de malaise (palpitations, nausées, maux de tête, diarrhée) survenant après consommation d’aliments trop riches ou trop rapidement absorbés.
  • Les flatulences, relativement limitées et variables en fonction des individus.
  • Les diarrhées ou constipations, touchent moins d’un patient sur 10 et sont souvent en rapport avec la consommation de graisses. Elles peuvent nécessiter un traitement ou un régime adapté.
  • Les difficultés d'alimentation, relativement rares, mais très variables d’une personne à l’autre.

Les complications opératoires

Dans moins de 1% des cas, il existe des fuites sur les sutures entre estomac et intestin. Cela peut provoquer un abcès, voire une péritonite. Cette complication survient généralement dans les 2 premiers jours, mais il faut s’en méfier après le retour au domicile.

Comme dans toute opération, il existe un risque de saignement (1 à 2%) qui justifie une surveillance étroite dans les premiers jours. S’il est parfois utile de vous transfuser des globules rouges en cas d’anémie, le saignement ne nécessite qu’exceptionnellement une ré-intervention.

Dans 2% des cas et sous 48 heures, on observe une occlusion intestinale aiguë qui nécessite le plus souvent une ré-intervention précoce.

Il existe des complications très exceptionnelles liées à la coelioscopie. Des blessures accidentelles qui sont favorisées par la complexité de l’intervention ou des circonstances anatomiques imprévues. Leur reconnaissance immédiate, permet en général une réparation sans séquelle, mais elles peuvent parfois passer inaperçues lors de l'intervention et provoquer une péritonite ou un abcès post-opératoire. Elles peuvent exceptionnellement entrainer le décès du patient.

L’excès de poids augmente les risques de phlébite (caillot dans les veines) et d’embolie pulmonaire ; vous devrez avoir, après l’opération, des piqûres pour fluidifier le sang et éventuellement des bas de contention.

Le by-pass gastrique peut entraîner des complications tardives (bien au-delà du premier mois après l’opération). Elles sont dominées par :

  • L’ulcère au niveau de la petite poche de l’estomac qui se manifeste par des douleurs et peut être favorisé par le tabac ou la consommation d’anti-inflammatoires ou aspirine. Il survient dans moins de 5 % des cas et nécessite souvent de faire une fibroscopie. Le traitement est médical et doit être prolongé et surveillé.
  • Les douleurs de l’abdomen : elles sont fréquentes et parfois sans cause évidente, mais elles doivent faire craindre la hernie interne (3 à 4%), conséquence du court-circuit intestinal et de l’amaigrissement important. Elles peuvent nécessiter une nouvelle chirurgie généralement sous coelioscopie.
  • La formation de calculs dans la vésicule biliaire est fréquente. Si elle est douloureuse, une ablation de la vésicule biliaire par coelioscopie est parfois nécessaire. Pour éviter l’apparition de calculs, un traitement dissolvant préventif peut être donné après le by-pass pour une durée de 6 mois.

Source : ASSPRO scientifique

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