Les traitements médicamenteux de l’obésité (TMO) à Aix-en-Provence, Marseille, Salon, Toulon
L’obésité est une maladie chronique complexe qui nécessite une prise en charge multifactorielle sur le long terme. En France, 10 millions d’adultes seraient concernés par un problème de surpoids ou d’obésité, en faisant un enjeu de santé publique majeur.
Un changement de mode de vie avec une alimentation équilibrée et une pratique sportive régulière, associé à un suivi thérapeutique adapté sont les premières étapes à mettre en place contre l’obésité avant d’envisager des solutions plus drastiques comme la chirurgie bariatrique.
De nouvelles avancées permettent justement d’éviter la chirurgie grâce à des techniques alternatives pour perdre du poids basées sur la prise de médicaments.
Le Centre de l’Obésité de Provence-Aix (COPAix) vous dit tout ce que vous devez savoir sur ces nouveaux traitements.
Les traitements médicamenteux de l’obésité à Aix-en-Provence
En cas d’échec d’un régime faible en calorie et de l’augmentation de l’activité physique avec une perte de poids inférieure à 5% du poids initial au bout de 6 mois, un traitement médicamenteux contre l’obésité pourra vous être proposé.
Ces médicaments vous sont délivrés uniquement sur ordonnance par tout médecin mais sans remboursement par la sécurité sociale.
Depuis le 15/6/2026, un remboursement à 65% SS existe pour les patients rentrant dans le cadre bien précis et exactement superposable à celui de la chirurgie de l’obésité (IMC >35 avec comorbidités ou IMC >40 après 6 mois de prise en charge nutritionnelle bien conduite.
Dans l’immédiat seuls les CSO (centres spécialisés de l’obésité dont le COPAIX), et certains endocrinologues de ville ont le droit d’émettre cette primo-prescription qui pourra ensuite être prolongée par votre médecin.
Il est ainsi indispensable de consulter en présentiel nos équipes pour juger de la recevabilité de cette prise en charge remboursée et réaliser les démarches adéquates.
Il s’agit d’une solution injectable en stylo prérempli qui contient un analogue du GLP-1 (glucagon-like peptide 1), une hormone naturellement sécrétée par l’organisme. Le GLP-1 est un régulateur physiologique de l’appétit et de l’apport calorique. Il permet de ralentir la vidange gastrique, c’est-à-dire le temps que met l’estomac pour se vider, tout en accélérant la sensation de satiété.
De cette manière, la quantité de nourriture ingérée est réduite, favorisant la perte de poids.
La prise de ces médicaments doit se faire obligatoirement en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique.
Deux médicaments sont intéressants dans la prise en charge de l’obésité et du surpoids.
Le WEGOVY dans la prise en charge de l’obésité et du surpoids
Le WEGOVY est un médicament à base de sémaglutide, un analogue du GLP-1.
Il est administré 1 fois par semaine à l’aide d’un stylo prérempli pour injection sous-cutanée dans la cuisse ou le ventre avec une augmentation progressive de la dose sur 16 semaines.
Ce médicament concerne les personnes obèses avec un IMC supérieur à 30, ainsi que les personnes en surpoids avec un IMC entre 27 et 30 et au moins une comorbidité liée au poids.
Plusieurs effets secondaires peuvent être attendus et notamment des troubles digestifs comme des nausées, des vomissements, des diarrhées ou des constipations.
Les études mises en place autour de l’utilisation de ce médicament démontrent une perte de poids moyenne pouvant aller jusqu’à 10% du poids initial en 6 mois, et jusqu’à 15% après 1 an de traitement (52 injections).
Le MOUNJARO pour le contrôle du poids en cas de surpoids ou d’obésité
Le MOUNJARO est un médicament contenant un analogue du GLP-1 : le tirzépatide. Ce principe actif est également agoniste du GIP (glucose dependent insulinotropic polypeptide), une hormone qui stimule la sécrétion d’insuline et possède un effet sur l’appétit. C’est une molécule combinée plus complexe que le sémaglutide.
Cette association est notamment bénéfique pour les personnes souffrant à la fois d’obésité et de diabète.
Le MOUNJARO doit être administré par injection sous-cutanée hebdomadaire dans le ventre, les cuisses ou le haut des bras le même jour chaque semaine. La dose est augmentée progressivement par palier de 2,5 mg avec un délai minimum de 4 semaines entre 2 paliers et une dose maximale de 15 mg.
Ce médicament concerne les personnes obèses avec un IMC supérieur à 30, ainsi que les personnes en surpoids avec un IMC entre 27 et 30 et au moins une comorbidité liée au poids.
Plusieurs effets indésirables gastro-intestinaux peuvent être remarqués tels que des nausées, des vomissements, des diarrhées ou un risque de déshydratation.
Selon des essais cliniques autour du MOUNJARO, la perte de poids moyenne est de 2,5 kg après 4 semaines. Après 72 semaines, en moyenne la réduction du poids peut aller de 16% jusqu’à 22,5% du poids initial après 1 an de traitement (52 injections).
La perte de poids se fait au dépend de la masse graisseuse mais aussi de facon importante, et majorée par rapport à un régime traditionnel au dépend de la masse musculaire. C’est un problème.
Un outil complémentaire dans la lutte contre l’obésité
Face à une maladie aussi complexe que l’obésité, les traitements comme le Wegovy et le Mounjaro offrent aujourd’hui de nouvelles perspectives dans la lutte contre le surpoids.
N’oublions pas que d’après les études publiées, la reprise de poids est systématique à l’arrêt du traitement. Il ne faut donc les envisager que dans des cas bien circonscrits.

Pour notre équipe multidisciplinaire, les indications reposent sur un traitement en complément de l’endosleeve ou du ballon gastrique en cas de résultats insuffisants, mais aussi sur le long terme après la chirurgie si une reprise de poids non chirurgicale survient.
Ces traitements ne peuvent pas remplacer la chirurgie tant par leur efficacité (deux fois moins efficaces en moyenne) que par leurs résultats à long terme (inconnus).
Ces médicaments sont récents (moins de 4 ans) et leurs effets secondaires n’ont pas été étudiés sur des études sur le moyen ou long terme.
Un accompagnement médical (clinique et biologique (risque de pancréatite)) rigoureux reste toutefois indispensable pour garantir l’efficacité et la sécurité de ces traitements. C’est la prise en charge globale et personnalisée que nous vous proposons au Centre de l’Obésité de Provence-Aix.
Rapport de pharmacovigilance analysant la sécurité des agonistes du récepteur du GLP-1, notamment en cas d’effets indésirables, mésusage, interactions et usage pendant la grossesse publié le 23/6/2026.
Sécurité et effets indésirables liés aux AR-GLP-1
2801 cas rapportés, incluant 515 graves et 13 décès, principalement liés au diabète et perte de poids.Signaux de sécurité identifiés : complications pancréatiques, interactions médicamenteuses graves, carences nutritionnelles, effets ophtalmologiques, et mésusage pour perte pondérale.
Caractéristiques pharmacologiques des AR-GLP-1
Médicaments : dulaglutide, liraglutide, sémaglutide, tirzépatide, avec profils pharmacocinétiques spécifiques.Ils prolongent l’action par résistance à la DPP-4, réduisent le poids, régulent la glycémie et agissent sur l’appétit.
Mésusage et risques spécifiques
Mésusage massif : 36 cas, majorité chez jeunes femmes, avec surdosage dans 92,6%.Effets indésirables : vomissements, diarrhées, pancréatite, et déshydratation pouvant entraîner acidose lactique.
Recommandations et perspectives
Renforcer la prévention, la communication sur les interactions, et la surveillance des signaux.Suivi ciblé pour perte pondérale, risques hépatiques, optiques, cardiovasculaires, et en contexte de grossesse.
Profil pharmacocinétique et métabolisme
Les médicaments GLP-1 ont une biodisponibilité élevée (>98%) et se lient aux protéines plasmatiques.Leur métabolisation se fait par dégradation protéolytique, sans voie principale identifiée, avec des demi-vies variant de quelques heures à plusieurs jours.
Populations cibles et indications
Traitement pour diabète de type 2, obésité ou contrôle du poids en adulte et enfant à partir de 10 ans.Posologies : injections hebdomadaires pour la majorité, avec des doses spécifiques selon le médicament.
Conditions de prescription et remboursement
Prescriptions uniquement sur ordonnance en France, avec un dispositif réglementaire pour le remboursement depuis 2025.Prescription par tout médecin pour l’obésité, sous conditions strictes, et par spécialistes pour le diabète.
Avis et recommandations de la HAS
Priorité aux patients très obèses (>40 IMC) avec comorbidités graves.Restriction de la prescription initiale aux spécialistes et centres spécialisés.
Données de sécurité et pharmacovigilance
Enregistrement de plus de 178 000 cas signalés mondialement, avec 33 500 graves.Effets indésirables principaux : risques liés à la rétine, pancréatite, cancers, effets ophtalmologiques et graves événements cardio-vasculaires.Décès et cas graves souvent liés à des comorbidités ou interactions médicamenteuses.Surveillance renforcée, notamment pour les risques de carcinomes et effets sur la reproduction.
Risques liés à la grossesse et à l’allaitement
Actuellement, peu de données montrent une augmentation du risque de malformations congénitales ou de fausses couches avec les agonistes GLP-1.Un risque accru de complications obstétricales reste difficilement interprétable en raison du profil des patientes exposées.
Utilisation pendant l’allaitement
Les données humaines sont très limitées; l’exposition du nourrisson via le lait est probablement faible.Effets indirects sur la production ou la composition du lait n’ont pas été étudiés; certains RCPs recommandent d’éviter l’allaitement, d’autres sont plus ouverts.
Effets sur la fertilité
Chez la femme, les agonistes GLP-1 semblent améliorer la fonction reproductive en améliorant le métabolisme, surtout dans l’obésité ou SOPK.Chez l’homme, des actions positives possibles sur la spermatogenèse sont signalées mais restent à préciser.
Mésusage pour perte pondérale
Depuis 2022, utilisation détournée chez des non diabétiques, souvent via circuits parallèles ou réseaux sociaux.Mésusage concerne principalement jeunes, femmes, avec non-respect des doses et absence de suivi médical; Cas graves signalés, y compris décès, surtout avec OZEMPIC®️.
Cas de pharmacovigilance
36 cas de mésusage pour perte pondérale (notamment en marché noir ou auto-prescription).Effets indésirables majeurs, tels que pancréatites, vomiting, déshydratation, avec une proportion de cas graves élevée.
Interactions médicamenteuses
10 cas rapportés, surtout chez des patients sous sémaglutide ou tirzépatide.Risque d’hypersensibilité, toxicité, ou dégradation du traitement concomitant, notamment avec lithium, anti-coagulants, et médicaments à marge étroite.
Mécanismes d’action
Ralentissement de la vidange gastrique modifie l’absorption des médicaments oraux.Perte de poids rapide peut réduire volume de distribution ou altérer l’élimination rénale et hépatique.
Recommandations sur contraception orale et interactions médicamenteuses
Passage aux méthodes non orales recommandé pour femmes utilisant des contraceptifs oraux lors de MOUNJARO®️ ou autres AR-GLP-1.Interaction possible avec anticoagulants, lithium, tacrolimus et métformine, nécessitant une surveillance étroite.
Risques nutritionnels et carences
Peu ou pas de cas graves de carences vitaminiques, mais 8 cas non graves en fer, vitamine B12, D, protéines et malnutrition rapportés.Recommandations nationales et internationales insistent sur dépistage, supplémentation et suivi en micronutriments pour patients traités.
Atteintes hépatiques et risques de cytolyse
3 cas probables de cytolyse hépatique, sans signal de disproportionnation, surveillance recommandée.Signal faible, mais un risque d'atteinte hépatique cytolytique ne peut être exclu avec AR-GLP-1.
Accidents vasculaires cérébraux et mécanismes
Cas rares sous WEGOVY®️ et autres, souvent chez patients à haut risque cardiovasculaire.Effet indirect via déshydratation ou perte de poids rapide, risque élevé mais faible force du signal.
Effets ophtalmologiques et complications
Risque d'aggravation de la rétinopathie ou neuropathies optiques, notamment avec sémaglutide.Mécanismes liés à correction glycémique rapide, avec nécessité de surveillance ophtalmologique.
Aspects sur urolithiases et cancers biliaires
Aucun cas récent, faibles incidences, et lien causal non établi.Risque élevé mais force du signal faible pour cholangiocarcinomes, surveillance routinière maintenue.
Effets sur la fonction érectile
L’étude REWIND montre une réduction modérée du risque de dysfonction érectile avec dulaglutide (HR 0,92; p=0,021).La littérature indique une association nulle ou modeste, suggérant un mécanisme indirect lié au diabète et au surpoids.
Risque de cholécystites avec sémaglutide
Le risque est élevé, avec 0,6% chez les patients sous sémaglutide, et une augmentation dose-dépendante plus marquée lors de pertes de poids rapides.La méta-analyse montre un RR de 1,58 pour cette cholécystite aux doses ≥1,0 mg.
Signaux de pathologies hépatiques
Risque faible à modéré de cytolyses, hépatite et cholestase, notamment chez les utilisateurs de tirzépatide.Des cas d’hépatotoxicité ont été rapportés, nécessitant un suivi renforcé et une évaluation européenne.
Risques liés au mésusage et interactions
Mésusage à des fins esthétiques pour perte pondérale, avec un risque élevé et bénéfice clinique non établi.Interactions médicamenteuses graves, notamment avec anticoagulants et contraceptifs, nécessitant une surveillance attentive.
Effets des agonistes GLP-1 pendant la grossesse
Passage placenta détecté chez le dulaglutide et sémaglutide en faible proportion.Risque augmenté de malformations, d’accouchements prématurés, de malformations génitales et urinaires dans certaines études.
Données cliniques et expérimentales
Études chez la femme enceinte indiquent que le traitement est généralement stoppé après la conception.Anomalies foetales observées dans des cas rares, notamment malformations squelettiques et anomalies rénales.
Effets sur l’allaitement
peu de données, mais le poids moléculaire élevé limite la transmission via le lait.Sémaglutide détecté à de faibles niveaux dans le lait, avec faible exposition infantile.
Impact sur la fertilité
Effets positifs possibles chez la femme obèse ou SOPK, avec amélioration de la fonction ovarienne.Très peu de données chez l’homme ; certains résultats montrent une amélioration de la spermatogenèse et des paramètres hormonaux.
Pharmacovigilance et cas rapportés
28 notifications « grossesse » dans la base, incluant fausses couches et anomalies congénitales.Cas rares d’effets indésirables chez la mère et l’enfant, souvent liés à la suspension du traitement avant la conception.
Effets des analogues GLP-1 en grossesse
Sur 21 cas, peu de effets indésirables rapportés, principalement fausses couches.Facteurs de risque comme obésité et tabac étaient présents dans certains cas.
Transmission et passage placentaire
Données limitées, passage limité suggéré par la pharmacocinétique.Effets potentiels sur le placenta observés chez l'animal, incertains chez l'humain.
Risques liés à la grossesse et anomalies
Pas de preuve claire d'augmentation du risque de malformations ou fausses couches.Signaux possibles, mais biais confondants restent à clarifier.
Allaitement et fertilité
Effets rares, exposition faible attendue via le lait.Impact positif potentiel sur la fertilité, mais données limitées.

Page mise à jour le 9/10/2026
